jeudi 26 janvier 2006
« J’entends dire qu’un jeune pourra être licencié à tout moment et sans préavis, du jour au lendemain : c’est faux. » Dominique de Villepin (26 janvier 2006). Il a raison, il sera licencié sans préavis jusqu’à un mois de présence du salarié dans l’entreprise, avec un préavis de 15 jours, jusqu’à 6 mois de présence, et 1 mois au delà de 6 mois jusqu’à 2 ans. C’est beaucoup mieux qu’un CDD... De plus, l’entreprise ( et le salarié ) n’ont pas à motiver la raison de la rupture du contrat.
Force est de constater, que ces quinze jours de préavis sont une plaie, pour une entreprise moderne dans un monde moderne ou les retours de conjonctures sont légions. Comment notifier un licenciement à un salarié 15 jours ou un mois avant, sans que d’emblée il soit démotivé et ruine les marges de manoeuvres qu’il reste à l’entrepreneur par un manque de bonne volonté.
Se fondant sur un sondage IFOP Fiducial, Domi peut affirmer qu’« Un tiers des embauches n’auraient pas eu lieu s’il n’y avait pas eu le contrat nouvelles embauches. » Et comment ne pas faire confiance à l’IFOP et son PDG Laurence Parisot accessoirement présidente du MEDEF, personne respectable qui n’a jamais caché son penchant social. D’ailleurs Domi, les chiffres ne sont pas si bons. Mais l’entrepreneur est frileux, tout cela est affaire de temps.
"Ce sont des embauches durables : 95% des CNE n’ont pas été rompus par l’employeur." Pourvu que ça dure... Encore 20 mois de durabilité.
Villepin Président.